Qu’il est difficile de garder le cap, quand la peur des autres vient ébranler la résonance profonde qui vous a fait acter un choix !
Récemment, j’ai fait l’expérience de choisir de poursuivre ma vie en changeant tous mes repères, travail, amis, engagements associatifs, lieu d’habitation. Je laisse là mes habitudes confortables et rassurantes pour réinventer ma vie.
Ce n’est pas la première fois que je le fais, et je n’entraîne personne avec moi. Je n’oblige personne à me suivre, à adhérer ou même à participer.
Je fais le choix seule et je l’organise seule à 55 ans.
La seule chose que je souhaite et accueille avec joie, c’est du soutien. Un soleil d’encouragement vers ce nouvel horizon. Et encore ! Est-il, là, question de courage ?
Au début, je ME propose ce choix à moi-même et j’écoute la résonance en moi. C’est une révélation !
Je transpose ce choix à tous les domaines de ma vie: AMOUR, FAMILLE, TRAVAIL, LOISIRS….
Et tout s’emboîte, tout a du sens.
Alors la décision est d’une facilité déconcertante. Tout s’aligne, se met en place. Ce n’est plus un boulevard devant moi mais une autoroute de signes et de confirmations.
Au fil des jours, c’est proposition de travail, entretiens, logement qui se manifestent.
J’en parle à 2-3 personnes pas plus. Je choisis ces 2-3 personnes pour leur vision de la vie. Je sais qu’elles sauront me soutenir avec justesse et chaleur, sans jugement.
Lorsque les choses se concrétisent, le temps est venu de l’annoncer plus largement.
Et c’est là que la peur des autres vient bouleverser l’énergie du projet….
Beaucoup de ce qui s’était ouvert, se ferme. On me demande de réfléchir, de soupeser, de faire attention, tout en me souhaitant le meilleur.
On ne comprend pas la nécessité de cette ‘mise en danger’ alors que tout semble aller bien.
On me souffle de prendre des garanties, de demander des preuves. On me somme de fournir des justificatifs…tout en m’encourageant vers ce chemin qui paraît somme toute cohérent, quand on me connaît et qu’on connaît un peu ma vie.
Je vacille, alors que je sais que c’est mon chemin. Je le sens avec force et ancrage.
Je vacille mais ne tombe pas. En moi, la peur ne vient pas s’immiscer.
C’est tellement fort, que j’avoue en être perturbée. Pourquoi malgré tout ce qu’on me dit, je n’ai toujours pas peur et je continue d’avancer ?
Suis-je saine d’esprit ? J’écoute en moi et la réponse est toujours ‘OUIIII’ !
Alors je garde le cap.
Et s’ensuit une série de mésaventures, somme toutes minimes, mais suffisamment importantes pour bousculer.
Des soucis matériels et coûteux à répétition alors que clairement j’ai besoin de cet argent pour mon départ.
Des promesses qui finalement n’en étaient pas.
Je pars quand même.
Je suis arrivée là où je dois être à présent. Et je n’ai toujours aucun doute sur ce fait là.
Les ennuis continuent et je n’ai toujours pas de doute malgré les inquiétudes environnantes !!
J’écoute, j’explique. Je sens que je rassure parfois alors qu’on pourrait croire que c’est moi qui ai besoin de tout ça.
Est-ce de la folie que d’écouter son énergie, son ancrage, sa résonance ?
Est-ce de l’inconscience que de se souhaiter bonheur et plénitude ailleurs ?
Ou tout simplement de l’amour et du respect pour soi, enfin !
Je vacille encore car tout ne s’est pas encore stabilisé, mais je garde le cap.
Ma grande tante adorée m’a dit un jour : « nous sommes toujours seul(e)s face à nos choix ».
Et cette force au fond du cœur est mon cap. Peu importe les grands vents, les marées, les tempêtes et les peurs des autres…. J’écoute et je garde le cap.
Iza










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