« Si ce que je te dis te dérange, c’est que ça vient te poser des questions. C’est un miroir, alors remets toi en cause. »
Cette façon de penser a ses limites. Elle est bien souvent une bonne façon de ne pas regarder sa propre responsabilité dans la relation.
« J’ai le courage de te dire, malgré la violence que tu pourras me retourner, que tu ne sais pas prendre soin. Ce n’est pas un jugement, c’est un fait. Ça te dérange que je te dise cela ? Eh bien c’est un miroir, remets toi en question. Je t’ai fait mal ? Et bien c’est l’effet miroir. »
Comme beaucoup de belles idées, l’histoire de l’effet miroir n’est pas totalement fausse mais n’est pas totalement vrai. Et prendre ce biais pour se sentir à l’aise de dire à l’autre certaines de nos « vérités »… et non seulement se sentir à l’aise, mais en plus se dire que nous rendons service à l’autre, eh bien ce n’est pas très glorieux.
Alors oui, même si nous trouvons injuste ce que nous recevons de la part de l’autre, même si ça amène bien souvent une réflexion sur notre rapport à l’autre et à nous mêmes, ne nous laissons pas définir par cette idée de l’effet miroir.
Et de l’autre côté n’utilisons pas cet « effet miroir » pour parler de nos propres douleurs.

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